Mes principes pour gagner de l’argent sur le marché 2 : l’allocation d’actifs

Ce deuxième article est l’occasion d’aborder la deuxième base principale et fondamentale de la réussite dans l’investissement : l’allocation d’actifs.

Que veut dire ce terme allocation d’actifs ?

C’est en fait les choix que vous ferez quant à la répartition de vos économies destinées à l’investissement, on peut les décomposer ainsi :

  • Immobilier
  • Actions/ ETF (définition/explication)
  • Actifs « sans risque » qui sont en général les obligations d’État. On les dit sans risque car les États ont des probabilités de rembourser leurs dettes proches de 100%. En d’autres termes, leur risque de faillite est considéré quasi nul. Mais attention il ne faut jamais rien exclure, nous ne sommes jamais à l’abri d’un black swan, L’histoire est remplie de faits qui viennent contredire cette hypothèse.

Dans cet article, je n’aborderais que la partie hors immobilier. En effet, l’immobilier en tant qu’investissement ne doit pas être pris à la légère comme je le vois trop souvent (tout le monde pense que c’est facile, mais le faire correctement demande du travail et pas seulement un emprunt à la banque et un bien acheté). C’est pourquoi l’arbitrage entre immobilier et actions fera l’objet d’un prochain article.

Il n’y a pas spécialement de règle universelle pour l’allocation d’actifs. Tout dépend réellement de votre ressenti.

Cependant, dans la littérature financière, on parle souvent de la règle d’allocation qui consiste à donner une répartition entre actions et obligations (actifs sans risque). Celle-ci se calcule en faisant la soustraction entre 100 et votre âge. Par exemple, si vous avez comme moi 43 ans, l’allocation théorique serait alors 57 % d’actions et 43 % d’obligations. Je le répète on parle ici de la partie de votre patrimoine que vous avez à disposition pour investir sur le marché.

Exemples :

  1. Vous pouvez rencontrer un couple de retraités de 70 ans qui sont 100% investis en actions. Je dois l’avouer c’est un cas assez rare mais s’ils sont habitués à la volatilité et qu’ils sont investis depuis de nombreuses années,
  2. Ou un jeune actif de 30 ans ayant seulement 25 % d’exposition actions. Vu l’âge, je ne recommanderais pas trop ce type d’allocation car il est dommage à cet âge de ne pas profiter de l’effet composé à long terme.

Si vous ne voulez pas vous compliquer la vie pour savoir si vous faites un bon investissement, la règle basique est la suivante :

 

Un bon investissement est un investissement qui ne vous empêche pas de dormir la nuit.

 

Si c’est le cas penchez-vous sur ce qui vous dérange. Les raisons de cette insomnie peuvent être liées au fait que :

  • Vous n’avez pas compris le produit qu’on vous a vendu. Vous n’avez pas vraiment confiance et là encore cela est souvent lié à un manque de connaissance.
  • Trop de volatilité pour vous, mais là encore si vous avez compris les bases d’un bon investissement (et lu mon article sur le sujet) c’est quelque chose qui devrait s’arranger en y consacrant du temps. Et oui, dans la vie, contrairement à ce que beaucoup pensent tout n’est pas inné. Certes certains seront plus doués ou auront plus de facilités que d’autres, mais en apprenant, en s’entrainant, on arrive tous à atteindre des niveaux tout à fait corrects.

 

S’éduquer pour bien choisir  

Par conséquent, il faut un minimum s’éduquer sur les produits existants et vendus : Leurs risques, leurs rentabilités. Et faire l’effort de donner un peu de votre temps pour essayer de comprendre, tout comme vous pouvez le faire pour d’autres achats beaucoup moins importants pour votre vie future (ordinateurs, iphone, voitures, etc).

Après avoir trouvé quelle allocation entre les actions et les actifs sans risque (obligations d’Etat) était adéquate pour vous, il faut vous pencher sur la diversification de la poche actions.

 

Sortir de ses frontières

Le plus gros problème que je rencontre quand je parle d’actions avec des clients est qu’ils ont tendance à ne connaitre que leur marché national. Et malheureusement, sauf à être américain, vous aurez du mal à trouver de bonnes valeurs à acheter sur du long terme.

Si vous en doutez, je vous laisse regarder la performance du S&P500 sur les 30 dernières comparée à nos indices tel que le CAC 40, EUROSTOXX 50, IBEX 35 voir même le DAX qui est l’indice européen le plus performant (lien pour regarder les performances des indices boursiers). Vu les piètres performances de nos entreprises, il est clair que nous ne sommes pas très motivés à investir sur le marché actions. Il faut donc s’obliger à regarder à l’extérieur de nos frontières.

 

Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier

Donc, après avoir décidé de votre allocation en actions, il vous faudra la diversifier car il est hors de question de n’investir que dans 3 ou 4 actions. J’avoue que certaines personnes le font très bien mais moi je ne peux pas:

  • La moindre erreur dans le choix de l’entreprise ou du secteur peut vous coûter très chère à court terme et/ou à long terme.
  • De plus, des  variations trop fortes de votre portefeuille peuvent vous conduire à de très mauvaises décisions. Même en étant préparé « mentalement », il devient très dur de lutter contre son affect et la peur de perdre. On en revient alors à ce que je disais plus haut : un bon investissement vous laisse bien dormir la nuit.

Afin de parer à ce problème, il faudra donc vous constituer un portefeuille d’au moins 30 à 50 actions et/ou ETFs sur différents secteurs et zone géographiques. Perso je suis très pondéré sur les États Unis car la plupart des entreprises américaines sont plus mondiales qu’américaines ce qui me donne une bonne composante de diversification géographique. De plus, lorsque je filtre les entreprises via mes critères qualitatifs et quantitatifs, la majorité des entreprises qui ressortent sont américaines. Ce qui signifie une fois de plus que la qualité se trouve outre-atlantique. Attention, je ne dis pas qu’il n’y a pas de bonnes entreprises en Europe ou ailleurs, mais elles sont souvent plus difficiles à trouver, et/ou trop chères et/ou manquant de régularité dans leurs business. Dans ces cas là, on se retrouve donc à faire un autre type d’investissement, beaucoup plus « value » (définition ici) et dynamique.

C’est donc pour cette raison que mon exposition sur le marché actions se décompose ainsi :

  • 70 % dans un portefeuille d’actions choisies de façon discrétionnaire avec mes critères personnels et géré sur Interactive Brokers
  • 30% dans un fonds d’investissement type value : le fonds est ici

 

 

Pour conclure

“You don’t have to be brilliant, only a little bit wiser than the other guys, on average, for a long time.” Charlie Munger

Comme le montre l’illustration, les fondations d’un bon investissement sont le comportement de l’investisseur et une allocation d’actifs pertinente. Pour reprendre mon article précédent sur le sujet, le comportement peut se décomposer entre le temps et l’affect. Les deux étant liés car l’affect impacte le temps. En ce qui concerne ce dernier, on peut le voir comme le temps passé dans le marché, c’est à dire le temps investi mais aussi le temps consacré à l’apprentissage, à la compréhension du marché et des valeurs (actions, obligations) qui le compose.

Au final, Charlie Munger illustre parfaitement mon article; Pas besoin d’être un génie, soyez juste plus malin que les autres, et ce en moyenne, et faites-le très longtemps !!!

 

Hasta la Proxima ! Mr LittleRocks

Vous aimerez sans doute

2 comments

  1. Unos consejos que aplicado puedo dar fé de que mejorarán mi rentabilidad en los mercados. Muchas gracias por aportar tus conocimientos.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.