Ce que Noël nous a donné envie de partager

Pour mon premier article de l’année, je voulais tout d’abord vous faire part de notre ressenti suite à cette période de fête en tant que minimalistes en devenir. Et bien cela a été dur !! Pourquoi donc ? Pour ma part, ce Noël a été réellement le tout premier où j’ai ressenti une sorte d’écoeurement face à toute cette profusion de présents. Les enfants surtout, ont reçu bien trop de cadeaux, et c’est attristant de voir tant d’argent dépensé dans des jouets avec lesquels ils n’auront peut être jamais le temps de jouer. Être autant gâtés ne leur apporte rien de spécial dans leur vie voir le contraire. De plus je déprime quand on pense un instant à beaucoup d’autres enfants qui n’ont pas grand chose, et aussi au coût énergétique et écologique de tous ces achats.

Le pire, surtout pour notre fils, est que nous avions demandé à notre famille de ne pas abuser avec le nombre de cadeaux et de chocolats (ce dernier a été à peu près respecté quand même), d’être respectueux de nos principes ou du moins si le respect est trop difficile d’au moins les tolérer. Malheureusement, cette demande était trop compliquée, combien de fois notre famille nous a répété : « Mais c’est Noël, c’est l’0ccasion de lui faire des cadeaux car on ne le voit pas souvent !! « . Et c’est bien de là que vient tout le problème. Nous n’arrêtons pas de leur dire que ce ne sont pas les cadeaux qui nous apportent de la joie mais c’est le temps partager avec eux !! Nous préfèrerions largement qu’ils viennent passer plus de moments chez nous, pour nous et pour notre fils. En effet, le temps que nous pouvons accorder à nos proches a bien plus de valeur que n’importe quel objet offert, qui plus est si celui-ci n’a aucune utilité pour nous, (je dis cela car qui n’a pas dans ses proches, une personne qui offre des cadeaux dont nous ne savons que faire. J’ai souvent l’impression que ces personnes offrent plus pour se faire plaisir).

Alors comment faire pour vivre en harmonie avec toutes ces personnes qui ne partagent pas du tout notre façon d’apprécier la vie autrement que par le consumérisme ? Pour répondre à cette question, je reprendrai un principe que nos amis Les minimalistes ont développé dans un de leurs articles. Leur façon de voir les relations avec nos proches m’a fortement marqué, et j’essaie de m’en inspirer chaque jour autant que possible. Ce principe se résume en quatre mots, il permet de gérer notre comportement face aux habitudes d’autrui afin de nous amener à les comprendre: Tolérer, Accepter, Respecter, Apprécier.

Nous devons avoir bien en tête que nos proches ne se tourneront peut être jamais vers le minimalisme et continueront à vouloir collectionner toutes sortes d’objets qui viendront remplir toujours un peu plus chaque jour leur espace de vie et aussi leurs esprits.

 

« Si un ami n’agit pas comme nous l’entendons, l’ami reste un ami, son agissement reste un agissement »

Citation réappropriée de Shimon Peres : « Si un ami fait une erreur, l’ami reste un ami, l’erreur reste une erreur »

 

  • Tolérer

A partir de là, la première chose que nous pouvons faire c’est donc de tolérer. La tolérance est une attitude relativement facile à adopter. Après tout elle est certainement une des valeurs les plus basiques et normales dans notre monde (bien sûr tant que les agissements d’autrui ne viennent pas empiéter de façon anormale sur notre vie). Par exemple, notre conjoint(e) est un(e) invétéré(e) de la collection de chaussures. En tant que minimaliste, cette collection n’a pas vraiment de sens pour nous; c’est plutôt un entassement inutile d’objets. Or comme il est quasiment impossible de transformer notre conjoint(e) en minimaliste du jour au lendemain, et bien que nous ne comprenons pas ce type d’obsession pour des chaussures, nous devrons alors plutôt le/la laisser vivre pleinement cette passion. Et de notre côté, nous serons sur le chemin de la compréhension et c’est un bon début !

 

  • Accepter

Afin de vivre pleinement nos relations avec autrui, il est impératif de faire le pas de la tolérance vers l’acceptation. A force de passer du temps à tolérer des passions que nous ne saisissons pas, nous commençons alors à comprendre pourquoi elles peuvent avoir un sens pour la personne que l’on aime. A partir du moment où nous nous apercevons que ce genre de collection à un véritable sens pour la personne que nous apprécions alors il est plus facile d’accepter car nous comprenons que cela fait partie de la personne à part entière. Et c’est là qu’il faut savoir dissocier les actes, des personnes : Bien qu’il soit possible que nous n’aimions pas certains comportements, il n’empêche que nous aimons la personne dans son ensemble, ses travers et surtout tout le reste.

 

  • Respecter

L’acceptation (la véritable acceptation et pas seulement la tolérance) des comportements particuliers de quelqu’un peut être difficile, mais pas aussi dur que de respecter une personne et son/ses comportements idiosyncratiques. Prenons un peu de recul. Certes nous ne concevons pas de collectionner les fèves de galette des rois ou même des guitares mais pensons-nous réellement que quelqu’un puisse devenir minimaliste du jour au lendemain alors que nous essayons de mettre en place cette démarche depuis quelques temps déjà ? Nous connaissons la réponse. Nous-même, nous avons certainement des facettes de notre personnalité qui pourraient paraitre étrange à notre entourage. Or ce que nous souhaitons plus que tout est qu’ils respectent nos convictions. Alors pourquoi ne pas essayer d’accorder ce même respect tant désiré aux personnes que l’on aime ? A partir de là nous prenons conscience qu’il n’existe pas qu’une façon unique de voir le monde et peut être que notre façon de vivre n’est pas la meilleure pour les personnes que nous aimons. Certes vivre dans une maison moins encombrée est très agréable et certainement une des meilleures choses que nous ayons entreprise, mais vivre en harmonie avec les personnes que nous aimons n’est il pas tout aussi important ?

 

  • Apprécier

A partir de là, si nous savons respecter certains comportements de notre entourage, ne pourrions-nous pas passer au niveau supérieur qui est d’apprécier ceux-ci. En effet, revenons à l’exemple de la collection de paires de chaussures de notre conjoint(e). Si nous voyons que cette collection lui apporte un vrai plaisir et qu’elle lui apporte de la joie dans la vie, pourquoi devrions-nous changer ceci ? Nous voulons que les gens que nous aimons soient heureux, non ? Et si ils sont heureux, nous le serons aussi car la joie est contagieuse. Or ceci ne sera vraiment possible que si seulement nous réussissons à aller au delà des disputes, au delà de la tolérance, l’acceptation et le respect et que nous apprécions sincèrement ce que qu’est la personne aimée dans son ensemble avec ses qualités, ses valeurs, ses désires et ses croyances. Par conséquent, quand nous aimons nos proches non pas pour ce que nous aimerions qu’ils soient mais pour ce qu’ils sont en réalité, alors nous les comprendrons enfin.

 

Donc dans nos vies, quand nous commençons à trop nous tourner vers notre petite personne, à manquer d’empathie, je trouve que penser aux quatre mots de TARA : Tolérer, Accepter, Respecter, Apprécier est une bonne philosophie pour se rapprocher des gens et de notre entourage. Cela permet de vivre sa vie plus pleinement et de s’ouvrir sur les autres plus facilement. Finalement, comme le fait remarquer l’étude d’Harvard sur le développement adulte, la meilleure façon d’être heureux dans la vie et de vivre longuement, n’est-il pas d’avoir des relations sociales les plus épanouies possibles ?

Enfin TARA marche la plupart du temps mais parfois dans certains cas extrêmes comme avec les gens toxiques, il faut savoir lâcher prise et arrêter la relation. Cet arrêt sera très certainement dur sur le court terme mais il faudra voir tout le bénéfice que cela apportera à long terme. Et oui le minimalisme c’est aussi savoir garder les bonnes relations et se séparer des mauvaises ou sans intérêt.

 

Hasta la Proxima ! Mr LittleRocks

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2 comments

  1. Como comparto la parte de los regalos a los niños, por estar lejos, en vez de venir más veces a compartir momentos. Los regalos, definitivamente, no nos hacen estar más presentes!

    1. Hola Ricardo
      Estoy de acuerdo contigo. Pero de nuestro lado debemos entender la manera de pensar de nuestra familia que todavia no ve las cosas de nuesto punto de vista. Es bastante dificil de repetir cada vez las mismas cosas pero es asi. Tenemos que quererles como son y no como queriamos que sean.

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