Défi : Out le Super!

Après le mois sans alcool (la fête est plus folle eh eh!), notre nouveau challenge a été le mois sans supermarché! Eh oui, on est comme ça Mr LittleRocks et moi, on aime bien se lancer dans des défis un peu étranges! Mais en tant que bons sceptiques, ça ne fait jamais de mal d’essayer de nouvelles initiatives, surtout si elles ont un sens à nos yeux.

Et puis j’ai récemment appris que le challenge avait déjà été lancé à plusieurs reprises! Alors plus d’hésitation à s’y mettre aussi pour voir ce que ça allait nous apporter au quotidien. N’est-ce pas aussi une occasion pour pouvoir échanger avec ceux qui l’auront tenté, réussi ou pas. Et vous, en avez vous entendu parler? L’avez vous suivi?

Avant quand j’entrais dans un super, c’était ça: j’entrais dans un grand playground pour ménagère, comme une bonbonnière, une fête foraine comme vous préférez, et je m’en donnais à coeur joie avec un mot d’ordre qui surpassait ma simple liste de courses, soit « se faire plaisir » (bon sang, qu’est ce que je déteste cette expression!). Vas-y lâche toi et fais péter ton caddie !!

Mais au fil du temps, j’ai commencé à bouder le Super, la manière de vendre. Jusqu’à détester y aller. Une lumière blanchâtre, la sensation d’être un peu “parquée” dans un entrepôt sans trop de contact humain, mais plutôt des gens semblables à des zombies dont je faisais partie.. Et puis j’ai toujours tendance à acheter plus que ma liste, juste au cas où, car il y a une super promo etc… comme vous certainement, bref des choses diverses et variées mais pas toujours necessaires. Mais on le sait, le Super est fait pour ça, mettre en avant des produits « designés » pour séduire notre vue, attiser nos papilles. On n’en sort pas pourtant avec la sensation d’avoir bien acheté.

Les raisons qui m’ont poussées à me lancer dans ce défi

Connaître les producteurs

et donc, pouvoir choisir la provenance,

le savoir-faire, la valeur des produits. 

Pouvoir consommer local et éthique.

Soutenir les petits producteurs/fabricants, vous avez dû en entendre parler mille fois. Mais c’est chouette de VRAIMENT le faire, pas juste d’y penser de temps en temps. Retenons que les premiers mois de l’année, en particulier février, sont une période « creuse » pour eux. Après la grande razia alimentaire des fêtes de fin d’année, c’est une période de traversée du désert. Encore une fois, il s’agit d’un simple retour aux sources 🙂

Dépenser moins (globalement sur le mois)

Supermarché est synonyme de « bonne affaire », mais attention; on a vite fait de chercher les prix les plus attractifs en oubliant la qualité. Avez vous remarqué que la majorité des articles du super (réduits souvent en quantité 2 – 3 parts) se situe entre 2 et 4€? Une somme indolore en quelque sorte. Ainsi on jette facilement cinquante milles petites choses à 2,5€ dans son panier, en zappant le prix au kilo. L’avez vous déjà constaté?

Bref, en se basant sur le prix/kilo, ça nous permet de garder des repères et de constater que certains prix sont élevés pour ce qu’ils sont, même vendus en super.

Se concentrer sur l’essentiel

Faire ses achats en plus grosse quantité, plus aisé au marché par exemple, permet de se rendre compte plus facilement des prix pratiqués. On se concentre en premier sur le « gros » des courses, à savoir légumes/légumineuses/fruits, viandes/poissons/oeufs. De bonnes matières premières c’est de loin le plus important! Une simple soupe de céleri-rave peut être extraordinaire si elle est fraîche et bien accompagnée. Restons raisonnables, avec des plaisirs simples :).

Bref, on cible ses achats selon ses réels besoins et on s’aperçoit que l’offre est bien suffisante. Après ça, notamment si vous avez payé en liquide, on voit mieux ce qu’il reste pour les petits à côté, moins nombreux également. Par exemple, nous n’achetons ni chips, ni gâteaux ou bonbons industriels, mais nous ne disons rarement non à une pâtisserie de qualité à la semaine 🙂

Je n’aime plus le supermarché!

Et puis comme je vous l’ai dit au début, je n’aime (pas) plus le supermarché. Je ne prend pas de plaisir à arpenter les allées comme un zombie, pendant que le temps défile. Je passe aussi beaucoup trop de temps à lire les étiquettes de composition, ce que personne ou presque ne fait (eh oui eh oui il existe bien des gens comme ça et j’en fais partie), et je dois le reconnaître c’est une vraie perte de temps. Au marché, pas d’étiquette, plus de problème. Je préfère aussi discuter avec les marchands, montrer des légumes à mon fils, lui faire goûter des choses, rencontrer des amis etc…

Et puis aussi, face à tous ces packagings soignés, je reste frustrée de ne pas voir directement ce que j’achète. Plus je vais au marché, moins je trouve ça naturel d’acheter des aliments en conserve, sous vide, sur-emballés. Mais bon, parfois on n’a pas le choix! Quand je l’ai, la décision est rapide.


Voici les questions que je me suis posées

  •  Est ce qu’aller dans une surface bio est considérée comme un supermarché ? A mon sens non, si on n’achète que le strict nécessaire qu’on ne peut trouver ailleurs. Certains produits comme les meilleures farines, ne se trouvent qu’en surface bio malheureusement! Comme si le super ne voulait pas qu’on mange diversifié et plus sain….
  • Et si j’utilise les fonds de notre épicerie? Je ne pense pas que ça permette de dire à la fin « j’ai pioché dans mes placards où étaient rangés mes pâtes, mon riz et autres légumes secs, produits tous achetés au Super, donc je n’ai pas réussi à relever ce défi ». Je pense que l’idée, derrière ce défi, est davantage de nous faire varier nos sources d’achats que de supprimer totalement le super. Si ça semble plus simple pour vous de faire quelques achats minimum là-bas pas de soucis, si vous vous fournissez aussi au marché et/ou au bio. Par la suite vous pourrez aussi commencer à trouver d’autres fournisseurs spécialisés en aliments secs, et réaliser que c’est une bonne option.
  • Est ce que commander sur Amazon rentre en compte dans le challenge? Evidemment non… 🙂

* * *

LE BILAN

Et bien, nous avons essayé de ne pas mettre les pieds au Super, mais ça à été mission impossible!

Autant nous avions pu trouver du lait frais, crème et beurre au marché, des fruits secs chez des grossistes, des produits d’entretien en vrac, autant certains produits d’épicerie de base (pâtes, riz, farines..) restent abordables en grandes surfaces. En magasin bio, c’est possible évidemment mais il faudra les multiplier par deux ou trois, juste parce que c’est organique! Franchement je ne trouve pas ça justifié… Ensuite, l’alimentation animalière sera toujours moins coûteuse en super. J’ai deux chats très gloutons et malheureusement je n’en peux pas leur acheter du Royal Canin tous les jours, sinon leur budget va dépasser le nôtre ;).

Donc, fail sur :

– alimentation et litière des animaux

– certains produits de base; si on multiplie tout par deux, le budget va juste exploser!

– certains produits d’épicerie; j’ai acheté de la moutarde en super à 1,80€ car celle du bio faisait 3,90€ pour la même quantité ..

– certains produits d’entretien comme les éponges ou des chiffons de ménage, car encore une fois a comparer avec l’offre en surface bio, c’est beaucoup plus raisonnable en Super. Ensuite, le prochain step c’est peut être de trouver un fournisseur spécialisé qui vend de vrais produits durables, ou de faire soi-même (encore faut il avoir le temps!).

Le côté très positif de cette opération, ce sont les économies que nous avons faites en évitant les achats en Super. On a compté un total de 570€, avec des achats “plaisir” comme quelques bouteilles chez le caviste, et quelques uns en épicerie gourmet. Habituellement on est plus sur les 700-750€/mois! Du coup, je pense qu’on va continuer sur notre lancée. Il y aura des exceptions, mais ce n’est pas grave, l’idée n’est pas d’éradiquer complètement le super, car il faut être honnête, il rend service sur certains produits toujours disponibles et faciles d’accès, avec un rapport qualité/prix imbattables (je pense notament à l’hygiène, la beauté.. – mais ce sont souvent des consommables non-alimentaires.

L’idée est de consommer plus intentionnellement, c’est à dire diversifier la provenance de ses achats, en recherchant plus de qualité et en réduisant l’inutile, la gâchage dans l’alimentation. Et je pense qu’on a tous des petits progrès à faire de ce côté-là 🙂

Mrs LittleRocks

Vous aimerez sans doute

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.